27 septembre 2009
Une exposition à venir !...
Céline Châtillon, reproduction interdite, copyright ADAGP, Paris 2009.
26 septembre 2009
Les doigts brulés
http://www.youtube.com/watch?v=4mmK8Ba8xUM
Calais: des réfugiés aux doigts brûlés
Pour ne pas être reconnu par les systèmes automatisés d’identification biométrique, le héros de Minority Report se faisait transplanter de nouveaux yeux. L’histoire se passait en 2054. Suivant la même logique, le tiers des demandeurs d’asile reçus aux permanences de la sous-préfecture de Calais en ce début d’année 2009 se mutilent eux aussi les doigts, afin d’en “effacer” leurs empreintes digitales…
Le phénomène est bien connu, tant par les policiers, les autorités que par les ONG qui viennent en aide aux réfugiés, mais personne ou presque n’en avait parlé, et aucun article de presse ou billet de blog n’y avait expressément été consacré.
Le Monde Diplomatique, dans sa “valise diplomatique“, vient de m’en offrir l’opportunité : pour éviter d’être identifiés par les policiers, et donc “reconduits” dans le pays où ils ont préalablement été arrêtés -et où leurs empreintes ont donc déjà été fichées-, un grand nombre de réfugiés préfèrent brûler leurs doigts au fer rouge, avec des clous chauffés à blanc, de l’acide sulfurique ou de produits chimiques plus ou moins divers, des rasoirs de type “Bic“, du plastique ou du papier de verre, pour éviter de “voir leur corps se transformer en un élément qui joue en leur défaveur“…
Voir Les “doigts brûlés” de Calais.
En 2003, les Big Brother Awards (dont je suis) avaient nominé la société Steria, en charge du volet biométrique du système Eurodac (lui aussi nominé cette année-là), une base de données biométrique -ou, plus précisément “décadactylaire” (les dix doigts plus la paume)- répertoriant, au 31 décembre 2007, 1 005 323 (.doc, .pdf) demandeurs d’asile et immigrants clandestins -de 14 ans, au moins…
Steria vantait alors l’exceptionelle efficacité de son système, “capable de traiter 500 000 comparaisons par seconde avec un taux de précision de 99,9%“. Depuis, le règlement européen Dublin II a permis de mettre à éxécution la procédure de “réadmission” de ceux qui ont préalablement été fichés. Le taux d’erreurs (.pdf) ? 6%…
40 180 réfugiés ont ainsi été identifiés entre 2003 et 2005, mais seuls 16 842 ont pu être “réadmis” dans le pays (généralement la Grèce, ou l’Italie) qui les avait préalablement fichés. 42% des réfugiés fichés ont donc réussi à échapper à la procédure de “réadmission“, pour la simple et bonne raison qu’une fois identifiés, nombreux sont ceux qui préfèrent prendre la poudre d’escampette plutôt que d’être “expulsés“…
D’un autre côté, ces mutilations ne servent pas à grand chose… Non seulement les empreintes digitales se reforment assez rapidement, entraînant certains réfugiés à se brûler les doigts “environ une fois par mois“, mais elles n’empêchent pas forcément non plus les policiers de les identifier, ne serait-ce que parce qu’ils peuvent aussi être reconnus par les empreintes de leurs paumes… entraînant les réfugiés à se brûler, non seulement les doigts, mais aussi l’intérieur de leurs mains.
“No comment” (Grand Prix du Documentaire au Festival International du Film des Droits de l’Homme de Paris en 2009), réalisé en 2008 par Nathalie Loubeyre et Joël Labat et consacré aux migrants cherchant, depuis Calais, à atteindre le Royaume-Uni, montrait comment les réfugiés se mutilent les doigts, au fer rouge, ou au papier de verre -séquences qu’ils m’ont autorisé à mettre en ligne :
Continuellement, un feu est gardé allumé. Il permet de chauffer l’eau (pour le thé, la lessive ou la toilette), mais également d’y faire brûler des barres en fer avec lesquelles les migrants se mutilent le bout des doigts pour effacer leurs empreintes digitales.
Sources : Le Monde; samedi 26 sept 2009.
24 septembre 2009
ART Semaine I
23 septembre 2009
SANS RACCORD
21 septembre 2009
de Ludovic JANVIER
POUR ÉCOUTER VENIR
Les buts aussi voyagent
Robert Walser
Approchés mais toujours autre part
les buts aussi voyagent à toute allure
avec leur éclair d'avance sur les mots
la mer est de ce bleu belle de nuit
tu vas marcher pour écouter venir
une parole juste enfin qui te regarde
Ludovic Janvier
Entre jour et sommeil, poésies Seghers
19 septembre 2009
Blog D'Orlando de Rudder
Hildegarde de Bingen
J'ai mentionné Hildegard von Bingen (voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Hildegarde_de_Bingen) sur ce blog. PP le moqueur m' fait part de son admiration .pour moi, ce Moyen Age me rappelle ma jeunesse...Non, je ne suis pas si vieux! Mais Hildegarde me passionna quand j'étudiais son oeuvre, en apprenti médiéviste... La grandeur du Scivias m'a illuminé et j'ai travaillé longuement sur ce texte, dans un tout autre esprit que les new-agistes qui tentent de le récupérer... %Il y a chez Hildegard une poésie, une tendresse de l'intelligence, une jubilation, un appétit d'être, de connaître, de savoir, de comprendre et d'aimer.
Hadjewich d'Anvers!
Une belle étude sur Hadjewich d'Anvers, pour qui j'ai une tendresse particulière, allez savoir pourquoi.Même si je suis un inconditionnel d'Hildegard! C'est là: http://www.peinturesacree.fr/ecrits-Hadewijch.htm
15 septembre 2009
Veste travail combat
13 septembre 2009
Roger Landault
"Face à son oeuvre, le créateur est seul, et ne vit que de paris sur l'avenir"
Roger Landault, designer. ( Académie CHARPENTIER )
Autoportrait bidon II
05 septembre 2009
LE LIVRE BLANC de la Maison des Artistes.
PRÉFACE
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Aux comédiens du Français qui rechignaient à verser aux auteurs un neuvième des recettes de leurs spectacles-une obligation inscrite dans la loi-,
Beaumarchais répondit: " On dit au foyer des spectacles qu'il n'est pas noble aux
auteurs de plaider pour le vil intérêt, eux qui se piquent de prétendre à la gloire.
On a raison : la gloire est attrayante; mais on oublie que, pour en jouir seulement
une année, la nature nous condamne à dîner trois cent soixante-cinq fois."
Rappeler que derrière chaque musique, derrière chaque film, chaque livre,
il y a des créateurs, il y a des heures, des jours, des mois de travail,
du talent à l'oeuvre, est une nécessité. C'est même une urgence,
à l'heure où jeunes et moins jeunes profitent de l'extraordinaire disponibilité
des oeuvres sur la Toile pour en jouir sans entrave.
Je remercie la Maison des Artistes et son président Rémy Aron de se
battre avec énergie et détermination pour défendre les conditions de travail
des auteurs et des artistes et, par là même, leur place si essentielle dans notre société.
Frédéric Mitterand
Ministre de la culture et de la communication
Juillet 2009





















