GRAVURE
La culture comme ornementation
"Cette idée bourgeoise
que la culture est chic comme bagage
c'est aussi immonde que la vision socialiste."
Fabrice Luchini
Cioran
" A tel point le doute sur soi travaille les êtres
que pour y remédier, ils ont inventé l'amour.
Pacte tacite entre deux malheureux,
pour se surestimer, pour se louanger sans vergogne."
CIORAN
Philippe Muray
L'époque qui commence est une tête à claques
qu'il devient jour après jour un peu plus agréable de gifler.
À défaut convient-il de sévir de la façon la plus méthodique
contre tout ce qui, sous une forme ou une autre,
se présente comme "moderne" et comme "dérangeant",
et qui n'est jamais qu'une manifestation supplémentaire
de la guerre morbide livrée à la liberté
ou plutôt ce qu'il en reste.
Philippe Muray, Après l'Histoire, éd gallimard tel
janvier 2000
Epictète
Épictète, en grec ancien Ἐπίκτητος / Epíktêtos, qui signifie « homme acheté, serviteur »,
(Hiérapolis, Phrygie, 50 • Nicopolis, Épire 125 ou 130) était un philosophe de l’école stoïcienne.
Épictète est probablement né à Hiérapolis (sud-ouest de la Phrygie).
Emmené à Rome, il passe son enfance comme esclave
au service de Épaphrodite (un affranchi de l’empereur Néron)
dont la tradition fait un maître cruel
(il lui aurait cassé la jambe, d'où le surnom donné d'Épictète le boiteux).
Il aurait prévenu son maître en disant « la jambe va casser » sans plus de plainte,
et une fois le malheur arrivé, aurait conclu par un « je t'avais prévenu »1.
- XI. ACCUSER les autres de ses malheurs, cela est d'un ignorant ;
- n'en accuser que soi-même, cela est d'un homme qui commence à s'instruire ;
- et n'en accuser ni soi-même ni les autres, cela est d'un homme déjà instruit. » - Le manuel -
- « XIX. Si tu veux avancer dans l'étude de la sagesse,
- ne refuse point, sur les choses extérieures, de passer pour imbécile et pour insensé. » - Le manuel -
- « XLVIII. Les dieux ont créé tous les hommes afin qu'ils soient heureux ;
- ils ne sont malheureux que par leur faute. » - Les entretiens -
- Ne dis pas : « Je fais de la philosophie », dis : « Je m'affranchis ».
- XXXIX. IL ne faut avoir peur ni de la pauvreté,
- ni de l'exil, ni de la prison, ni de la mort.
- Mais il faut avoir peur de la peur.
- XXXVI. NE te décourage point, et imite les maîtres d'exercice,
- qui, dès qu'un jeune homme est terrassé,
- lui ordonnent de se relever et de combattre encore.
- Parle de même à ton âme.
- Il n'est rien de plus souple que l'âme de l'homme ;
- il ne faut que vouloir, et tout est fait.
- Mais si tu te relâches, tu es perdu ;
- tu ne te relèveras de ta vie : ta perte et ton salut sont en toi.
- IV. JE compose de beaux dialogues, je fais de bons livres.
- -- Eh ! mon ami, montre-moi plutôt que tu domptes tes passions,
- que tu règles tes désirs, et que tu suis la vérité dans tes opinions.
- Assure-moi que tu ne crains ni la prison,
- ni l'exil, ni la douleur, ni la pauvreté, ni la mort.
- Sans cela, quelques beaux livres que tu fasses,
- sois bien persuadé que tu n'es encore qu'un ignorant.
- Le sage se sauve en se perdant.
Made in France
"Pourquoi faire simple ?
Quand on peut faire compliqué..."
Le lieu commun n'a pas forcément bonne presse quoique le livre de Léon Bloy
"Exégèse des lieux communs" demeure plaisant à la lecture de notre actualité.
Ces dernières décennies nous progressons dans la médiocrité.
Non content de créer de nouvelles abréviations, de nouvelles notions,
de nouveaux concepts citons par exemple celui de: "Travailleur pauvre!..."
Nos politiques, fonctionnaires et administrateurs de tous poils s'évertuent à
inverser nos lieux communs, voire à les officialiser...
Le lieu commun souvent utilisé chez les artisans
"Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?"
est en passe d'être transformé en:
"Pourquoi faire simple alors qu'on peut faire compliqué?"
Et nous le faisons si bien!...
N'oublions pas que compliquer les choses simples
est source de création d'emplois!..
Et puis ces complications Franco Françaises sont Made in France.
Une belle fierté! vous voyez qu'il nous reste des idées!...
Alain Gestin, 15 décembre 2012.
Remise Prix de peinture Fondation Charles Oulmont 2012
Photo Céline Châtillon.
Remise du Prix de peinture Charles Oulmont des mains de Mme Nicole Lamothe
Critique d'Art et présidente de la commission des Arts Plastiques 2012.
Une belle journée ce samedi 1er décembre avec des moments précieux où se croisent
Littérature, Arts Plastiques, Musique et Arts du spectacle. Instants délicieux où le soleil
nous a fait grâce d'une vive lumière toute la journée. Les remises de prix se sont terminées
par trois extraits de concert avec rendez-vous donné en mai à l'église Saint Roc à Paris.
Remise des prix des laureats 2012
1er décembre 2012 à 11h
Remise des prix de la fondation Oulmont
et concert des Lauréats.
Musée des Avelines,
60 rue Gounod, 92210 Saint-Cloud



